Il y a deux semaines, le CIVS a embarqué pour un Road Trip à Bordeaux où nous avons eu la chance de pouvoir visiter de très très beaux domaines !!

Je suis un peu influencée, je dois l’avouer ! Bordelaise d’origine, revenir sur mes terres me faisait particulièrement plaisir. (non pas que le climat Bourguignon me soit hostile, je n’oserai jamais !)

Pour notre premier jour, nous avons été reçus par le Château Margaux, le Château Léoville Las Cases et le Château Lagrange.


9h00, devant les sublimes grilles du Château Margaux, le CIVS se met à rêver, et immortalise l’instant. Il est vrai que la château, construit entre 1810 et 1815 dans un style néoclassique laisse sans voix !

Je vous fait grâce des parties techniques concernant les hectares et l’encépagement mais ce qu’il me semble intéressant de souligner, c’est que Margaux a VRAIMENT un souci extrême de la qualité (personne n’en doutait), à tel point que seul 40% des récoltes ne sont conservées pour élaborer les vins du château.

On connaît tous le Château Margaux, les Pavillons de Margaux, mais tout le monde essaye de comprendre ce qu’il en est vraiment du 3ème vin de Margaux !  Ce vin n’a pas d’étiquette à l’heure actuelle, et le Château n’est pas encore certain d’en systématiser la production, pour le moment, ce troisième vin sera mis en production selon la décision de l’équipe technique en fonction de la qualité des récoltes. Mais l’opération est difficile : si une année la récolte est moins bonne et que l’on décide de ne pas faire de troisième vin, le consommateur va-t-il penser que les premiers et seconds vins sont également de moins bonne qualité ? Démarche complexe donc, et qui laisse pour le moment de nombreux questionnements…

Le château dispose d’une cour des artisans, où il ne reste à l’heure actuelle qu’un tonnelier, qui réalise a lui seul 400 barriques par an, sur les 1200 dont a besoin de château chaque année.

Le tour du domaine continue par la visite de la cuverie et des chais, avec leurs très belles barriques bicolores à la Bordelaise.

Puis, comme d’habitude, nous terminons par une très belle dégustation, nous avons eu la chance de goûter le Pavillon de Margaux et le Château Margaux, il est vrai, des vins très fins et élégants.

Et surtout un accueil très simple agréable de la part de Melle Marie Guillard et de ce fleuron du vin Français qu’est le Château Margaux.

 

Après une petite pause dèj’ à Pauillac, où il faisait un temps de serein, nous voilà partis pour le Château Léoville Las Cases, où nous avons eu la chance d’être reçus par Jean-François Klee, tout jeune directeur des domaines Delon. Parcours impressionnant puisque M.Klee  à seulement 28 ans est devenu directeur général après avoir commencé stagiaire chez Léoville Las Cases.

Le Château appartient donc à la famille Delon, qui possède également le Château Potensac, à Potensac, et le Château Nénin, à Pomerol.

Le clos de Léoville Las Cases correspond en fait au cœur historique de la seigneurerie de Léoville, et a pu rester un monopole grâce au Château Léoville Las Cases.

Nous avons eu la chance de pouvoir aborder des questions plus commerciales ici, et de parler des difficultés que peuvent rencontrer ce type de châteaux à maitriser la vente en GMS notamment. Mais aussi la mise en place de stratégies sur les marchés à risques, afin d’éviter la non-consommation ou la spéculation. D’où la multiplication des réseaux de distribution.

SUPER dégustation avec tous les vins des domaines Delon, rive droite et rive gauche, présentés en tandem par M.Klee et M. Bruno Rolland, le Maître de Chais des domaines.

Notre première journée s’achèvera au Château Lagrange, reçus par Charlotte Denjean.

Le Château Lagrange, moins connu du grand public, est pourtant le plus grand cru classé de Bordeaux avec 117 hectares de vignes d’un seul tenant. Il est situé sur le point culminant de l’appellation Saint-Julien.

Après une histoire riche de rebondissements, le château est racheté en 1987 par le groupe Santori, qui va s’attacher à la reconstruction de la réputation du Château Lagrange, 3ème cru classé en 1855.

Comme la plupart des  grands châteaux bordelais, le Château Lagrange est en culture raisonnée, mais il va plus loin, en réalisant aujourd’hui des essais en biodynamie.

Conclusion de cette journée par une toute dernière dégustation des vins blancs et rouges du château, qui a su retrouver son rang de 3ème cru classé !

Alice

Le 16 février dernier les étudiants du Mastère CIVS se sont rendus en visite dans plusieurs domaines Bourguignons. Notre première étape nous a conduits au prestigieux domaine du Clos des Lambrays, sur la commune de Morey-Saint-Denis. Malgré le froid persistant qui s’est installé sur la Bourgogne depuis quelques semaines l’ambiance s’est vite réchauffée grâce à l’accueil chaleureux de Monsieur Thierry Brouin. Dans le très beau jardin du domaine, sous la ramure d’un cèdre bicentenaire, le gérant et œnologue du domaine nous a régalé de sa bonne humeur et de sa grande connaissance du vignoble bourguignon. Les vielles bâtisses du domaine ont rappelé à nos jeunes esprits que le Clos des Lambrays a une longue histoire derrière lui. Monsieur Brouin s’est fait plaisir de nous la rappeler.

C’est en 1365 que, pour la première fois, est apparu dans les titres de l’Abbaye de Citeaux le nom d’une parcelle de vigne située au « Cloux des Lambrey ». A la révolution Le Clos des Lambrays a été divisé entre 74 propriétaires différents, et a changé plusieurs fois de mains au cours des XIXè et XXè siècles. Telle une belle endormie le domaine conserva un charme certain mais n’a pas toujours bénéficié des soins dus à son rang.  Il a toutefois été classé en Grand Cru par un décret du 27 avril 1981. Pour anecdote, ce fut le dernier décret signé par le premier ministre de l’époque Raymond Barre.

L’année 1996 sera décisive dans l’histoire du Clos des Lambrays. Le Domaine devint la propriété de Günter et Ruth Freund, un couple allemand qui connaissait et appréciait la Bourgogne depuis longtemps. Günter Freund était à cette époque Chevalier du Tastevin depuis déjà plus de 20 ans et il a ensuite été promu commandeur en 2002. Passionné de vin ce dernier était en outre le meilleur client du domaine, avec en moyenne une caisse commandée par semaine ! Nul doute qu’il aimait faire découvrir ce climat exceptionnel à ses amis.  Les époux Freund ont mis tout leur cœur et leur passion dans la restauration des bâtiments, et ils ont beaucoup investi dans le vignoble. Monsieur Freund est décédé en novembre 2010 avec sans doute la satisfaction d’avoir redonné tous son lustre à ce joyau du patrimoine viticole bourguignon.

En ce qui concerne la production le domaine produit un peu de Puligny-Montrachet ainsi qu’un Morey-Saint-Denis en appellation communale et en Premier Cru. Mais il doit sa renommée à son monopole sur le Grand Cru éponyme du Clos des Lambrays. J’ai dit monopole ? Je voulais dire quasi-monopole. En effet le domaine des Lambrays n’a plus le droit de revendiquer la prestigieuse mention de monopole, et ce depuis qu’un vigneron du voisinage a reconverti quelques ares de son potager en vigne pour produire sa propre cuvée du Grand Cru. Philosophe, et même un peu caustique, Monsieur Brouin s’amuse de cette situation, qui contribue au caractère inimitable du vignoble bourguignon.

Après cet intermède historique nous nous sommes rendus dans la cuverie. Une fois de plus nous avons pu constater que tradition et modernité font très bon ménage en Bourgogne. Table de tri, cuves thermo régulées, pigeur pneumatique et soins constants de l’équipe de production assurent une qualité optimum. Mais la technique la plus pointue ne serait d’aucune utilité sans de très beaux raisins. Ces derniers, quand ils sont issus du fameux Clos (qui est réellement muré) proviennent d’une parcelle idéalement placée sur la fameuse bande en milieu de coteaux de la Côte de Nuits. Ils sont entièrement vendangés à la main et sévèrement triés. S’ensuit une vinification en grappes entières et une cuvaison de 15 à 18 jours, un pigeage quotidien et un élevage de 18 mois en fûts de chêne renouvelés à 50% chaque année. Une rigoureuse sélection est effectuée sur les raisins provenant des 7 hectares du Clos, certaines cuvées ou parties de cuvées étant "repliées" en Morey St Denis ler Cru.

Ces données pédagogiques acquises nous avons pu conclure notre visite du domaine en beauté par une très belle dégustation. A notre plus grande surprise celle-ci a débuté par… un rosé ! Monsieur Brouin a en effet tenu à nous faire découvrir la Rose du Clos, issu des saignées du pinot noir, et qui s’est révélé être aussi frais que charmeur. On oublie trop souvent que la Bourgogne produit d’excellents rosés, comme par exemple à Marsannay, et il n’y a aucune raison d’en rougir…. Snobisme quand tu nous tiens ! Nous ne nous sommes évidemment pas arrêtés en si bon chemin, et sous les voutes du caveau du 18è siècle est arrivé le moment que nous attendions tous : la dégustation du Grand Cru Clos des Lambrays. Celle-ci s’est faite avec les millésimes 2009 et 2008. Je laisse à mes collègues œnologues le soin de commenter cette dégustation, mais je peux vous révéler ceci ; les deux vins nous ont séduit par leur personnalité et leur grande élégance. On peut dire qu’ils sont à l’image du climat et des gens qui les font : généreux, complexes et dotés d’un grand caractère.

Pour terminer cette visite il convient de rappeler les propos qu’aurait tenus Monsieur Drouin (il est fait usage ici du conditionnel car nous les tenons de David Duban, vigneron dans les Hautes Côtes et ami du gérant du domaine des Lambrays) : « le cœur de la Bourgogne c’est la Côte d’Or, le cœur de la Côte d’or c’est la Côte de Nuits, le cœur de la Côte de Nuits c’est Morey-Saint-Denis, et le cœur de Morey-Saint-Denis c’est le Clos des Lambrays ! »

D’aucun pourront contester cette affirmation, mais une chose est absolument sure : au Clos des Lambrays, du cœur, on n’en manque pas.

Maxime

Un petit mot sur ma visite préférée de notre virée en Bourgogne jeudi dernier.

Contre toute attente, ce n’était pas un petit domaine très terroir, où l’on aurait pu admirer de belles vignes à flanc de coteau, non, c’était bel et bien dans « l’usine à gaz » de la maison Bouchard Père et Fils.

L’usine à gaz je m’explique, d’extérieur, il faut bien avouer, que le bâtiment pourrait tout aussi bien produire des rondelles en caoutchouc comme dirait Jacques Schmitt !

A l’intérieur, un ENORME espace de travail, un vrai hangar à camions, avec les dizaines de cuves tapissant les murs. A première vue, rien de très excitant…

Mais voilà, quand Jérôme (de son petit nom), nous parle de cet endroit, on comprend bien justement, tout le respect des produits qu’il faut pour mettre en place de telles installations.

En effet, quand on a plus de 100 appellations à vinifier, et que tout arrive en même temps au moment des vendanges, il faut pouvoir traiter chaque récolte avec le plus de soin possible, et donc, avoir un « hangar » très large pour mettre des dizaines de tables de tri simultanément et commencer de la façon la plus efficace possible le travail.

Le respect de la vendange est très important, ce qui leur a permis par exemple en 2010 de ne faire aucun collage et aucune filtration !

Ici, on ne cherche pas à avoir une recette maison, un goût particulier, c’est le produit qui parle, un point c’est tout !

La maison Bouchard est née en 1731, et était au départ une maison de négoce. Ce n’est qu’en 1771 que les premières vignes sont achetées. En 1820, grâce à un heureux mariage, la maison s’enrichit du château de Beaune, toujours en sa possession.

Jusqu’en 1995, après 9 générations successives de Bouchard, la maison Bouchard possédait 92ha de vignes, dont 71ha en Grands crus !!!

En 1995, la famille souhaite vendre, mais pas à n’importe quel prix. Prix ? Non, ce n’est justement pas le problème, afin de respecter l’héritage de la maison, ils cherchent un acquéreur Français, issu du monde des vins, et qui rachètera l’ensemble de la structure, et ne dilapidera pas les vignes de la maison. C’est alors la famille Henriot (Champagne) qui reprend Bouchard père et fils, et plutôt que de dilapider les vignes, ils vont en acheter de nouvelles, pour étoffer l’offre d’entrée de gamme de la maison.

Aujourd’hui Bouchard Père et Fils c’est 130ha, dont 12ha en GC et 74ha en 1er C.

95 à 100% des GC sont issus du domaine et vinifiés à la maison, 90% pour les 1er C, 80% pour les Villages, et 100% pour les Puilly Fuissé par exemple.

C’est aussi 160 personnes, et 30 à 35 Millions d’euros de CA, surtout concentré sur la France(60%), où ils sont leaders en CHR.

Après toutes ces explications, on descend dans les caves, assez atypiques, et surtout GIGANTESQUES, un vrai stade de foot ! Mais encore une fois, tout est construit dans le souci extrême de la qualité des produits.

Une autre illustration de ce souci est l’actionnariat de la maison chez Tarransaud, même si la maison aime travailler dans une ambiance de confiance mutuelle, elle aime pouvoir tracer la qualité des produits qui leur sont fournis, mais surtout de connaître les différentes contraintes de leurs fournisseurs.

Nous avons terminés comme d’habitude par une belle dégustation, en blanc :

Meursault Les Clous 2008

Beaune du Château Premier Cru 2008

Corton-Charlemagne 2008

En rouge :

Monthelie 2008

Beaune Teurons 2008

Le Corton 2008

J’ai vraiment aimé le franc parler de la maison, qui ne se cache pas derrière ses beaux châteaux pour montrer son travail, et qui sait réaliser de très beaux vins !

Alice

Photos : Laure

Vous connaissez peut-être la prédilection des rappeurs américains pour le cognac. Si en France ce brandy souffre de son image de « boisson de papa » (voir même de papy pour certains d’entre nous), aux States, elle est plutôt bling bling. Loin du traditionnel « pousse-café », elle se consomme en cocktails, avec du Dr Pepper ou avec de la vodka et du jus d’ananas.

Et les rappeurs US ne se contentent pas d’en boire : ils vantent aussi ses mérites dans leurs textes et chantent ses louanges, comme Busta Rhymes et son célèbre « Pass the Courvoisier » en 2002 :

Du « Yak » oui, mais pas n’importe lequel. Les rappeurs ne jurent que par des marques connues, Courvoisier, Rémy Martin et surtout Hennessy, voire la leur, puisque Jay-Z, Dr Dre, Ludacris, Ice-T ou encore T.I. ont lancé leur marque personnalisée.

Et ce n’est pas les géants du cognac- Hennessy, Rémy Martin, Martell et Courvoisier totalisent à eux seuls 80% des ventes mondiales- qui vont s’en plaindre. Les maisons ont même depuis longtemps intégré ces nouveaux ambassadeurs dans leur communication. Quand Busta Rhymes a demandé à utiliser l’image de Courvoisier, «on n’a pas boudé notre plaisir, c’est venu à point nommé dans notre plan marketing» expliquait la responsable des relations clientèle à Libération dès 2004. Stratégie payante puisque les ventes de cognac ont fortement augmenté outre Atlantique ces dix dernières années.

Les réactions furent plus contrastées en Champagne, l’autre signe extérieur de richesses alcoolisé des Afro-Américains. L’histoire d’amour entre Jay-Z et la Cristal n’était pas du goût de l’héritier de la maison Roederer, Frédéric Rouzaud, qui laissait entendre en 2006 dans The Economist qu’il préférerait une clientèle un peu moins gangsta. Vexé, le rappeur a alors boycotté la cuvée de prestige au profit d’Armand de Brignac (maison Cattier), dont les quantités produites et les prix ont depuis décollé (environ 300 dollars la bouteille), apprenait-on ici en 2009 !

Ces deux dernières années, le nouveau chouchou de la communauté rap et hip hop est… le Moscato d’Asti, vanté par des artistes comme Drake et Trey Songz. Ce qui donne par exemple, dans le texte :

“It’s a celebration

clap clap bravo

lobster & shrimp & a glass of moscato…finish the whole bottle”

 Trey Songz ft. Dreake (Invented Sex)

Si cette « publicité lyrique » s’est là encore révélée payante en termes de ventes, elle en énerve plus d’un (voir par exemple la vidéo de The Friday Hip Hop Report sur le thème « Is Hip Hop Ruining Moscato? »), qui rappellent notamment que l’effervescent italien constitue un vin de dessert,  qui s’accorde certainement mieux avec une tarte aux fruits qu’avec du « homard et des crevettes ».

Voici quelques-unes des questions que m’inspire ce débat et sur lesquelles j’aimerais avoir votre avis :

La manière « classique » de communiquer sur le vin (le terroir, les accords mets et vins, l’histoire et le savoir-faire des hommes, etc.) est-elle la seule qui vaille ou est-elle complètement dépassée ? Y a-t-il d’ailleurs UNE bonne façon de consommer de l’alcool ? Le rap est-il incompatible avec les codes du luxe ? La publicité pour vendre un produit de qualité, est-elle forcément sélective et confidentielle ? Y a-t-il des clients meilleurs que d’autres ? Peut-on être luxueux et branché ? Le fait que le Moscato, vin peu coûteux, soit apprécié des rappeurs au même titre que le Cognac ou le Champ’, permet-il au blanc italien d’améliorer son image de marque ?

Jeunes consommateurs et marketeurs 2.0 qui lisez ce post, qu’en pensez-vous ?

Vous me direz, il y a pire que les rappeurs dans le genre admirateurs gênants : savez-vous qui était l’un des plus gros clients de Hennessy au monde ? Le tristement célèbre dictateur coréen Kim Jong-Il (la marque a du l’admettre publiquement en 2003), grand collectionneur de flacons de l’eau-de-vie charentaise qui appréciait également le Martell (et le vin : figurez-vous qu’il était capable de détecter le goût de bouchon avant même que la bouteille soit ouverte, peut-on lire ici !).

Léa Desportes

L’instant VitiGeek : Comment réaliser un montage Vidéo

Vous êtes de plus en plus nombreux à souhaiter réaliser des montages vidéo pour mettre en valeur vos articles. Seulement il n’est pas toujours évident de s’y mettre. Je vous propose donc une petite session informative pour vous permettre de choisir un logiciel de montage adapté à vos besoins.

En quoi consiste un montage vidéo ? Il s’agit simplement d’un ensemble de données (vidéo ou photo) mises bout à bout et assemblées (encodées) ensembles sous forme de vidéo. La présence de vidéos sur vos sites, blog, ou article vous permet d’être plus concis et de donner un côté moderne et interactif à vos textes.

Jusque là tout va bien. Le seul problème est : qu’est ce que je veux faire ? Ma vidéo a-t-elle besoin d’être « impressionnante » avec une succession d’effets spéciaux, de transitions originales et de retouches sur les vidéos ou images d’origines ? Ou, ai-je seulement besoin d’une vidéo basique et sobre où l’important est d’écouter le texte, comme cela est possible en cas de commentaire de dégustation ?

Avant toutes choses voici un petit lexique pour que vous ne soyez pas perdu par les termes utilisés pas la suite :

-          Trame : ligne sur laquelle on ajoute des vidéos images, textes ou sons

-          Encodage : Fait de transformer le montage vidéo de la trame en vidéo.

-          Format : il définit la qualité de la vidéo finale, sa dimension à l’écran, et bien évidement son poids en mégaoctet. Il n’est en aucun cas possible de partir d’une mauvaise qualité pour l’améliorer ! En revanche bien choisir son format d’encodage vous permettra parfois d’obtenir une vidéo de qualité identique (à l’œil) mais bien moins lourde.

-          Transition : Passage d’un élément de la trame à un autre. Il existe de nombreux styles de transition (fondus, flash, enchainés, dégradés…) à vous de les tester et de choisir celles qui conviennent le mieux.

-          Effet : Elément de modification d’une vidéo, d’une image ou d’un son. Il vous permettra par exemple de donner un aspect vieilli, en noir et blanc, en accéléré, au ralenti etc.

 

Pour débuter : Windows Movie Maker

On est parti ! On va commencer par la présentation de logiciels efficaces et intuitifs pour monter vos vidéos rapidement.

Le plus simple est celui que vous possédez normalement tous sur vos ordinateurs équipés d’un système d’exploitation Windows, « Windows movie maker ». C’est un logiciel gratuit qui vous permet de mettre bout à bout vos vidéos et images et d’y ajouter une bonde son. Autre avantage, il fonctionne facilement sur des ordinateurs ne disposant pas de grandes capacités. Il est donc idéal pour des montages rapides sur un ordinateur portable. Attention ce logiciel a une fâcheuse tendance à « planter » alors si vous n’êtes pas des amoureux de la sauvegarde toutes les 10 minutes c’est l’heure de vous y mettre ! De toute façon vous vous y mettrez une fois que vous aurez vu 3H de travail s’envoler.

D’autres logiciels un peu plus performants mais payant peuvent aussi être envisagés pour débuter. Je vous conseil la série des « Pinnacle Studio » ou des « Adobe première ELEMENT » qui fonctionnent de la même manière mais dont la palette d’effets et transitions est mieux fournie.

  • Le montage

Dans l’exemple précedent sont assemblés sur la trame video une séléction d’images et de vidéos. Vous pouvez ensuite appliquer des transitions entre ces éléments pour rendre le passage d’une image à l’autre ou d’une image à une vidéo moins brusque ou, au contraire plus énèrgique.

Il est aussi possible de travailler sur chaque extrait de vidéo ou d’image. Vous pouvez sélectionner un des effets disponible dans modifierà Effets comme illustré ci-dessous. Essayez vous verrez c’est simple et ludique !

Vous remarquerez qu’il existe un onglet vidéo automatique. Cet onglet peut être très pratique si vous souhaitez réaliser des montages simples et rapides sans que le rythme de défilement des vos vidéos et images coïncident avec la trame son.

  • L’encodage

Pour encoder sous Windows Movie Maker il vous suffit de faire :

Fichier à Publier un film à Publier sur cet ordinateur à Sélectionner l’emplacement en nommant le fichier à Sélectionnez qualité optimal pour la lecture sur mon ordinateur à Publier à Attendez quelques instants et c’est cuit !

Pour l’encodage vous pouvez choisir une taille précise en « Mo » ceci peut être pratique car certains sites (youtube, dailymotion pour ne citer qu’eux) limitent parfois la taille de vos vidéos. Vous pouvez aussi essayer d’autres formats si vous souhaitez une qualité optimale mais le poids de la vidéo en pâtira largement.

  • Le Résultat

Ci-dessous un montage tout simple, réalisé en une vingtaine de minutes. Ici les capacités du logiciel sont sous exploitées, de nombreuses améliorations sont encore possible.

http://www.youtube.com/watch?v=btzRtTkXqlA&context=C3db4eafADOEgsToPDskI1fH-DvFRM_bXJto1v28Pl

Les logiciels pour débuter sont bien lorsque l’on travail dans l’urgence ou que l’on accorde que peu de soin à ses vidéos. Mais si vous souhaitez réaliser de belles choses, il vous faudra passer à l’étape suivante.

Pour poursuive : Sony Végas pro

Ce logiciel, qui fait ses preuves depuis de nombreuses années vous permettra aussi bien de réaliser des vidéos simples mais « sexy » que des chefs d’œuvres bourrés d’effets spéciaux et de transitions étonnantes !

Comme vous pouvez le voir sur les captures d’écran ci-dessous, le système utilisé pas Sony Végas est le même que celui vu précédemment. Vous retrouvez les trames sons et vidéos qui pourront être multipliées. Avoir plusieurs trames vous permet par exemple d’afficher simultanément 4 vidéos ou images, de réaliser des fondus ou d’ajouter des effets spéciaux (explosion, fumée…)

Ce logiciel vous permettra de travailler avec une précision infime (de l’ordre du dixième de seconde) et vous propose un très large choix d’effets et transitions qui, une fois retravaillés par vos soins donneront un nombre de possibilités presque infini.

Les gentils programmeurs de chez Sony ont fait en sorte que leur bébé puisse tourner sur un maximum d’ordinateurs. Il nécessite donc un peu plus de ressource que Windows Movie Maker mais cela reste très raisonnable. Seul les « petits » ordinateurs portables ou les très vieux ordinateurs ne seront pas capables de l’exploiter.

Pour celles et ceux qui souhaiteraient exploiter le maximum de ce logiciel…bon courage ! Comme vous pouvez le voir ci-dessous, Végas vous permet aussi de travailler en détail sur vos images/vidéos. Vous pourrez, si vous en avez le temps et la patience, détourer un élément ou une personne pour le sortir de son contexte et le replacer dans un autre décor. Je m’explique, vous avez une vidéo de votre meilleur ami chantant un verre de rouge/blanc/rose (je ne souhaite blaiser personne) à la main. Grâce à ce logiciel vous pourrez découper votre ami et le faire chanter avec en arrière fond un décore complètement différent qui pourra aussi bien être une plage des caraïbes que…la lune.

Je conseil donc ce super logiciel (non je n’ai pas été payé pas Sony) pour ceux qui se lassent un peu des montages de base et qui souhaiteraient encoder des vidéos plus « pro », plus propres et plus originales.

Un petit exemple de ce que vous pouvez faire après quelques semaines de pratique :

http://www.youtube.com/watch?v=97PvC2voRew

Venons en maintenant au point noir de ce logiciel, son prix. Comme vous pouvez l’imaginer, rares sont les personnes qui se lancent dans ce type de création, le logiciel n’est donc pas distribué à très grande échelle. Cependant et heureusement pour vous les prix varient fortement selon l’obsolescence des versions. Et très franchement il n’y a pas d’énormes différences entre la version de 2011 et la version de 2008. Comptez donc environ 120€ pour une ancienne version (la version 9.0 est topissime !) et 600€ pour la dernière version (11.0)  qui, comme je vous le dis ne vaudra pas vraiment l’achat sauf si vous êtes des fashionvictims.

Pour en finir avec Végas, la première prise en main risque d’être pour le moins difficile. Mais, après seulement quelques heures de pratique et l’encodage de vos premières vidéos, vous commencerez à prendre un pied d’enfer ! Si vous cherchez des info sur comment réaliser tel ou tel effet, demandez à youtub ! Vous y trouverez pleiiinnnn d’explications dans toutes les langues avec des démonstrations à imiter en direct. En plus les geek qui commentent sont souvent très drôles.

Vous pensiez être un maître du montage en maniant Végas à la perfection (après des mois de montage intensif et 4 ou 5 visites chez votre ophtalmo ?

FAUX ! Il existe encore plus fort !

Pour les fous du montage : Le Binôme Adobe Première Pro – Adobe After Effets

Cette simple capture d’écran d’efter effect, qui n’est pas de moi, donnerai déjà mal à la tête à un Doliprane !

A eux deux ils forment La Romanée Conti et le Richebourg du montage vidéo ! Ce sont des logiciels très chers dont il sera presque impossible d’exploiter toutes les possibilités. Votre ordinateur devra par ailleurs « bombarder » pour pouvoir les faire tourner.  Ils sont utilisés par les studios de cinéma et les professionnels du montage. Pour ces raisons je ne vous les décrierai pas ici. D’une part car se serait trop long et d’autre part car je n’ai pas la prétention de pouvoir le faire correctement. Si vous arrivez jusque là je vous conseil plutôt d’aller vous renseigner sur des blogs ou des tutoriels sur Youtub.

A vos PC, 3, 2, 1 GEEKEZ !!!

Christophe Coquillat

Le Mastère CIVS  a eu la chance d’être accueilli au sein de la Maison KRUG le mercredi 1 er Février.



J’ai donc remis mon tablier de dégustateur ..

Champagne KRUG 2000

Visuel :

A l’ouverture de ce beau millésime je découvre une robe  de couleur jaune soutenue, aux reflets dorés et ambrés.

Une belle et grande effervescence laisse apparaitre  d’élégantes bulles.

Je lui mets 2.5/3

Au Nez : ,
Le nez est expressif , complexe sur des arômes beurrés, café et cacao caractéristiques d’un passage en  fût de chêne.

Dans un second temps, il évolue sur de jolies notes de noisette et de caramel.

Tout reste dans l’élégance c’est très bien fait, le léger boisé ne masque pas la finesse du champagne

D’un point de vue olfactif : 5.5/7

En Bouche :

C’est un champagne qui nous apporte des notes briochées et de légers fruits secs, la grande acidité qu’il garde nous amène sur un longueur toastée , boisée .

Pour les arômes : 6.5/10

Conclusion de la dégustation :

La finesse du nez et la belle maturité qu’exprime ce millésime m’ont plu, le total est de 14.5/20

Champagne KRUG 1998 :

Visuel :

Ce second millésime offre  le même plaisir visuel  que son prédécesseur, ainsi nous observons une robe  de couleur jaune soutenue, aux reflets dorés et ambrés.

Son bel âge ne lui a pas retiré sa fine et grande effervescence.

Je lui mets 2.5/3

Au Nez : ,

A première vue, le nez est discret.

Il s’ouvre toutefois  progressivement sur de légères notes beurrées lactées puis évolue sur une perception de grillés et toastés .

D’un point de vu olfactif : 5/7

En Bouche :

La bouche m’a surpris, je m’attendais à découvrir les arômes de façon progressive comme pour le nez, j’avais tord.

La bouche est expressive, même plus expressive que le  2000 sur des notes de fruits secs et d’épices.

Le tout vient se marier avec  un beau corps, une rondeur qui s’exprime rapidement.

Enfin la grande acidité que garde ce champagne nous amène sur une finale grillée, toastée .

C’est encore une fois très bien fait : 7.5/10

Conclusion de la dégustation :

Comme le précédent ce vin s’adresse aux personnes qui aiment les champagnes mûrs et aboutis : 15/20

Champagne KRUG « grande cuvée »

Cépages : 50% Pinot Noir, 20% Pinot Meunier, 30% Chardonnay 

Visuel :

J’observe une robe jaune dorée qui parait tout de suite plus lumineuse, cette « grande cuvée » étant plus jeune cela semble logique.

La belle et vive effervescence vient comme toujours parfaire le tout.

Je lui mets 2.5/3

Au Nez : ,

Nous avons un nez brioché  toasté, puis des arômes de choux à la crème, choux aux caramels bref  j’adore : 6/7 !

En Bouche :

Dès les premières gorgées, le champagne est délicat, une belle rondeur et des notes briochées,

Le développement s’effectue sur des fruits jaunes, des abricots et de la vanille.

Puis nous terminons par une fine acidité qui permet d’obtenir une bonne longueur : 7/10.

Le nez bouqueté de fruits jaunes, d’abricot, de vanille puis de fruits rouges. Grand équilibre, corsé, dense, vigoureux, typé avec une finale ferme et virile sur des bulles fines et fondantes.

Conclusion de la dégustation :

C’est un vin qui exprime plus de jeunesse que les précédents et qui m’a beaucoup plu : 15.5

Ma petite carrière d’oenologue ne m’avait pas encore permis de goûter les vins de cette Maison c’est chose faîte !


Le style Krug rappelle toutes les caractéristiques des grands vins, c’est riche en arômes, c’est complexe, c’est long, c’est bien fait !

Jean-Christophe


Comment finir notre première journée en Champagne en beauté ? Visite dans ce qui est certainement l’une des plus belles maisons de Champagne : Krug

Quand nous approchons de chez Krug, nous sentons déjà les palpitations de tous les plus fins amateurs du CIVS!

Krug, selon les papilles d’Aurélien, mon voisin champenois, élabore l’un des plus beaux champagnes qui soit !

La maison a été fondée en 1843 à Reims par Joseph Krug, qui sévissait déjà dans le monde des vins et spiritueux depuis 20 ans.

Joseph Krug a une idée marketing très simple mais à l’époque révolutionnaire ; sa gamme ne doit être composée que de deux produits :

- La qualité n°1 : identique chaque année, et réalisée grâce à des vins de réserve. Elle est la signature de la maison Krug et doit être d’excellente qualité. C’est l’ancêtre de ce que les champenois appellent aujourd’hui le Brut sans année, la « Grande Cuvée » chez Krug.

Elle représente 82% des ventes de la maison.

Pour arriver à cette superbe qualité et à ce caractère si spécifique, Krug utilise de 30 à 50% de vins de réserve dans la Grande Cuvée !!! Et afin de laisser libre cours à l’expression aromatique, le dosage est très faible.

- La qualité n°2 : Lors d’années à caractère exceptionnel, les vins de l’année peuvent créer une cuvée spéciale. C’est l’ancêtre des cuvées millésimées !

Un visionnaire le bougre !

Pour tous, ce qui donne au Champagne Krug ce caractère unique c’est évidemment l’élevage de 100% des vins en fûts de chênes. Mais tout cela implique de très grandes capacités de gestion des fûts (entre 5000 et 5300), pour assurer un entretien et une qualité optimale des bois.

Après un tour dans le petit salon (où certains sont déjà posés comme chez mémé, tellement qu’on s’y sent bien !), nous descendons par de longs escaliers dans les caves. Typiquement champenoises, elles sont creusées dans la craie et préservent une température idéale tout au long de l’année.

Une fois en bas, nous découvrons des vins de réserve qui peuvent avoir jusqu’à 17ans ! Ils sont utilisés chaque année pour réaliser la Grande Cuvée.

Krug fait partie du groupe LVMH depuis 1999, et c’est sans aucune démagogie que M.Eric Lebel, Chef de Cave de la maison, nous explique en quoi cela a aidé la maison à garder l’excellence qui la caractérise. LVMH, est un groupe pour lequel, l’excellence n’a pas de prix, et qui a donc investit avec conviction dans tous les projets de rénovation nécessaires pour que Krug reste la grande marque qu’elle est.

Après la visite de la cuverie avec cuves designées au cm près pour suivre la voute de la cave, nous parcourons, émerveillés, les centaines de mètres de chais où dorment les précieuses bouteilles : le pays des merveilles, y suis-je enfin ??

Non, pas tout à fait… Nous y entrons tous ensemble lorsque M.Lebel nous présente avec simplicité et beaucoup de respect pour les novices que nous sommes, ces TRèS BEAUX CHAMPAGNES, tout le monde était vraiment en admiration devant un tel savoir-faire.

Naturellement, nous lui demandons ce qui est le plus important dans l’élaboration des champagnes Krug.

Une seule réponse : La Signature

la classe….

Alice

Le 2 Février 2012, la promo Grand Cru CIVS arrive en Champagne!

Après une présentation de la région et de l’appellation par Monsieur Wibrotte au Comité Interprofessionnel des Vins de Champagne, nous avons arpenté les rues d’Epernay jusqu’au Trianon de Moët & Chandon.

Malgré le -13°C à Epernay, l’accueil de  Monsieur Pierre-Louis Araud qui occupe la position d’Ambassadeur de marque pour Moët & Chandon du groupe LVMH, fut très chaleureux!

Après 3h30 de bus et la conférence passionnante du CIVC, le buffet "campagnard" (Miam!) était plus que le bienvenu!
Pour accompagner ce repas, nous avons dégusté le Moët & Chandon Brut impérial suivi d’un Moët & Chandon millésimé Grand Vintage 2002. Ces vins ont égayé nos papilles au cours de ce repas très convivial où nous avons pu admirer Scarlett Johansson, icône de cette fameuse maison champenoise!

Après le repas, la digestion commence, mais grâce à Monsieur Patrick Ors (un des oenologues de la maison) qui nous a pris en main pour la visite de l’immense cuverie de Moët et Chandon, notre joyeuse troupe se réveille et nous rentrons dans la dimension "Inox Land".

Ici, la taille des cuves de 6200 hL équivaut celle des maisons, des tuyaux inox courent sur tous les murs, plusieurs laboratoires d’oenologie, on en prend plein les yeux! Comparée à une cuverie bourguignonne comme Boisset, les équipements sont vraiment à la pointe!

Moët met vraiment l’accent sur une qualité constante lors du processus de vinification et d’élevage grâce à un laboratoire chaperonné par une armée d’œnologues qui contrôle l’évolution de leur production tous les jours. Constance et excellence sont les maitres mots.

Cependant, l’immensité des lieux ne devrait pas nous surprendre étant donné que M&C est leader de la filière Champagne avec un chiffre d’affaire d’environ 300 millions d’euros par an.
De plus, leur production représente 12% du vignoble Champenois, impressionnant!
Ils possèdent environ 1460 ha de vigne, ce qui couvrent 30% de leurs besoins en raisins, le reste de la production étant obtenue par achats de raisins auprès de différents acteurs de la filière:

  • 41 % par les viticulteurs
  • 17 % par les coopératives
  • 28 % par les unions de coopératives
  • 14 % par le négoce

En résumé, la visite du site de production fut très intéressante et nous remercions Patrick Ors d’avoir pris le temps de nous chaperonner et d’avoir rendu cette visite ludique!

 Allez hop! direction la maison Moët et Chandon pour une session culture!

  • Histoire de la maison
  • Visite des lieux de stockage de la gamme premium Moet
  • Visite des crayères

La maison Moet & Chandon, une Histoire de famille depuis 1743

En 1792, Jean-Rémy Moët prend la direction de la maison fondée par son grand-père en 1743. Il fait construire son nouvel hôtel particulier à Épernay, au faubourg de la Folie, aujourd’hui avenue de Champagne, près du site où sont installés les caves et les entrepôts de l’entreprise familiale, et développe l’activité de négoce.

En 1833, la Maison Moët devient Moët et Chandon après l’entrée du gendre de Jean-Rémy Moët, Pierre-Gabriel Chandon, à la direction de la maison.

Celui-ci donnera une impulsion à la maison en développant les exportations en Europe, puis dans le monde.

Sous le contrôle de Robert Jean de Voguë, Moët & Chandon fait l’acquisition de son concurrent Ruinart en 1962, puis, en 1970, de la maison Mercier.

En 1973, Moët & Chandon investit en Californie avec le lancement du Domaine Chandon, situé dans la vallée de Napa.

Les bas-fonds  d’Epernay:

Il est intéressant de savoir que le lieu de stockage des plus grands champagnes de Moet est situé sous la ville d’Epernay. Un enchevêtrement labyrinthique d’une trentaine de kilomètres de galeries qui sert d’autoroute aux nombreux fenwicks travaillant sous terre tels une armée de fourmis.

Il est alors pertinent de dire que cette ville est battie sur un gruyère géant!

By Laure Guilloteau & Vincent Wallays

        Tout comme le roman d’André Maurois, le meilleur titre possible à donner à la Bourgogne est celui de Climat, bien sûr… et je ne parle pas du climat plus qu’arctique qui s’abat en ce moment dans la région mais bien évidement de la notion bacchusienne de climat, celle qui présente sa candidature au patrimoine mondiale de l’UNESCO.  Quand les appellations d’origines ont été instituées dans les années 30 (et oui c’est récent !), chaque vignoble a du choisir la clé de voûte de son modèle. Le Bordeaux, ardent défenseur du libéralisme lors de la révolution, opta bien évidemment pour la propriété ; la Champagne, forte de son unicité de nom sur un vaste territoire, opta pour la marque ; et la Bourgogne, terre de seigneurs, d’histoire et de terroirs, choisit le climat.

Le site internet http://www.climats-bourgogne.com définit ce « climat » comme «une parcelle de terre précisément délimitée, connue sous le même nom depuis plusieurs siècles, et dont l’emplacement précis, le sol, le sous-sol,  l’exposition, le microclimat, l’histoire forment  l’identité de ce terroir ou de ce cru ».  Et là, tout comme vous, je me pose une question :

          MAIS POURQUOI APPELER CETTE NOTION CLIMAT ?!

Des mots comme « cru », « diversité » ou « écotone » (tous à vos Larousse!!! ou wikipédia si vous n’avez pas connu le support papier…) auraient tout aussi bien pu traduire ce concept et ce, sans faux semblant.  Le fait même qu’il faille expliquer ce concept sur la première page du support web de la candidature « des climats de Bourgogne » au patrimoine mondiale de l’UNESCO, montre bien les difficultés de compréhension de ce concept par les consommateurs. Dans leurs têtes (comme dans la mienne avant d’arriver ici) le mot « climat » prend une définition météorologique, il y a donc déjà une confusion quant à sa signification, comme le confirme la petite vidéo suivante…

Cependant il faut rendre à la Bourgogne ses lettres de noblesse et reconnaitre sa singularité et son extraordinaire diversité vinicole. On a souvent du mal à comprendre comment un simple chemin séparant deux vignes peut distinguer deux types de vins, deux qualités. Ainsi le consommateur dit-on, y perd parfois son latin. Pourtant, à Meursault, les Perrières ne sont pas les Charmes, ni les Genevrières, ni les Santenots, ni les Caillerets, ni les Poruzots. Et encore, je vous passe les multiples propriétaires…Mais un bon dégustateur affuté, amateur de Meursault, saura tous les reconnaitre et appréciera chacune des nuances qu’apportent ces climats. Cette apparente complication offre donc à l’amateur la joie unique de l’infinie découverte, le plaisir subtil de la comparaison et surtout le bonheur d’apprendre. Nul part ailleurs, les différentes facettes d’un cépage ne sont autant explorées. Il y a en Bourgogne une volonté unique: faire du vin oui…mais le faire bien! Comme nous le rappelle notre aimable passant "là où les autres baissent les bras, le bourguignon lève le coude"…

Bon apéro et à bientôt!

Rédaction: Julien Forat

Vidéo: Armand de Gerard et Alexandre Abel

Samedi soir, quand certains choisissaient bars et autres clubs branchés pour clôturer une journée où l’on a bu la Bourgogne en sept verres, je suis allé au bal.

La foule s’amasse devant ce grand chapiteau. Les accords de guitare résonnent sur  l’imposant hôtel de ville, redécoré aux couleurs des climats de Bourgogne pour l’occasion, trois jeunes terminent une dernière cigarette sur le pas de la porte, la soirée peut commencer.

"Chachacha"! Une silhouette plutôt féminine apparaît dans la pénombre. "Chachacha"! Pourtant, la voix fredonnant ce thème est d’évidence plus masculine que prévu. Un homme en robe noire, boa autour du cou, s’avance sous les projecteurs. Le ton est donné. Ce bal sera décalé ou ne sera pas.

Tangos et autres Mambos s’enchaînent, tandis que les premiers pas de danse s’improvisent ici et là. Le pianiste, dont la longueur des cheveux n’a d’égal que la descente de mon voisin de devant, qui me répète alors pour la cinquième fois de la soirée qu’il s’agit de sa vingt-huitième Saint-Vincent, enflamme définitivement la salle en s’improvisant rockeur des grands soirs.

Gainsbourg arrive alors sur scène, la ressemblance est poussée jusqu’au moindre détail, et interprète "Couleur café", apportant une touche métissée à cette soirée endiablée.

Arrive le temps de la dernière chanson. Un étrange trophée est alors offert au groupe animateur, "une tradition à chaque bal" me souffle mon voisin, qui est définitivement très bien informé.

Les lieux se vident, gobelets vides et odeurs de tabac froid prennent désormais le dessus. Il est l’heure de rentrer. La journée fût belle. La soirée réussie. On en redemande.

Etienne

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